Le Procès d'une vie donne voix à celles que l'histoire a trop longtemps gardées dans l'ombre - ces femmes ordinaires et extraordinaires, rattrapées par l'interdit, exposées au jugement, défendues par une avocate hors du commun : Gisèle Halimi.
Nous sommes en 1972. Le procès de Bobigny s'apprête à ébranler la France. Une jeune femme comparaît pour avoir avorté. Autour d'elle, d'autres voix s'élèvent : celles de mères, d'amies, de complices… toutes coupables aux yeux de la loi, toutes portées par la même évidence intime. Face à elles, Gisèle Halimi transforme un box d'accusées en tribune politique, et un fait divers en moment historique.
Sur scène, pas de leçon, pas de monument figé. Barbara Lamballais et Karina Testa signent une écriture chorale, libre et incarnée, qui mêle mémoire intime et souffle politique, précision documentaire et réinvention poétique. Le rythme est celui de la vie : vif, tendu, traversé d'éclairs d'humour et de silences qui pèsent. Chaque voix compte. Chaque corps résiste.
Et l'émotion surgit là où on ne l'attend pas, dans la justesse d'un mot, dans la fureur tranquille de celles qui ont osé dire non, dans la grâce étrange d'un combat qui aurait dû être inutile.