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BB, une Femme
Auteur : Gilloumdr  
9/12

Date :    04-04-2026 21:04:46


j'admet l'homosexualité mais très difficilement la trans identité quoique en y réfléchissant bien chacun vit sa vie comme il veut et surtout comme il peut mais pas au frais de la communauté alors...
par contre dans le sport un homme qui se croit femme ne doit pas concourir chez les femmes car c'est de une très discourtois pour les femmes qui sont génétiquement femmes et physiologiquement injuste.

quand on voit l'autre boxer algérien qui se bat chez les femmes c'est facile de gagner chez elles avec une musculature masculine.
voilà ma chère Alicia ma réponse un peu tardive mais décrivant je l'espère mon état d'esprit.
tu le sais bien que ce genre de vision philosophique est à examiner au cas par cas sans généralisation aucune.
par contre, rien avant l'âge de raison car que sait un jeune garçon de 5 ou 6 ans de sa réelle sexualité.

bonne fêtes de Pâques madame
Auteur : Rougegarance  
10/12

Date :    30-04-2026 18:14:03


Et qu’en est-il des anciennes athlètes risses nourries aux hormones masculines? A mettre dans quelle catégorie?
Auteur : Gilloumdr  
11/12

Date :    01-05-2026 09:50:08


Chez les femmes tu sais celles avec des seins un utérus un vagin car comme disait Audiard « quand ça a des plumes de canard, un bec de canard et des pattes de canard c’est un canard 😂😂😂😂
Auteur : Alicia2013  
12/12

Date :    08-06-2026 19:24:49


Merci pour ta réponse Gilles, même tardive autant que la mienne . Je reconnais au moins une chose dans ce que tu écris : le fait que tu essaies de réfléchir au sujet et que tu admettes que chaque situation mérite d'être examinée sans généralisation. C'est déjà plus nuancé que beaucoup de réactions que l'on peut lire sur ces questions.

Par contre, je pense que certaines de tes affirmations reposent sur des informations inexactes ou sur des idées reçues qui méritent d'être corrigées.

Quand tu évoques "le boxeur algérien", tu parles probablement d'Imane Khelif. Or Imane Khelif n'est pas une femme trans. C'est une femme née femme, élevée comme telle, qui a toujours vécu et concouru en tant que femme. On peut débattre des règlements sportifs, des taux hormonaux ou de certaines particularités biologiques, mais la présenter comme un homme qui boxerait contre des femmes est factuellement faux. C'est justement ce genre de confusion qui contribue à alimenter beaucoup de désinformation.

J'ai également lu le commentaire qui demandait ce qu'il fallait faire des anciennes athlètes soviétiques ou russes dopées aux hormones masculines. C'est une question intéressante parce qu'elle montre que le véritable problème dans le sport n'est pas l'identité de genre mais les avantages physiologiques obtenus artificiellement ou certaines particularités biologiques exceptionnelles. Depuis toujours, les fédérations sportives essaient de gérer des situations très différentes : dopage, hyperandrogénie, variations du développement sexuel, différences génétiques rares, etc. Ce sont des questions complexes qui ne se résument pas à "homme" ou "femme".

C'est aussi pour cela que ton raisonnement avec le canard me semble problématique. Tu écris : "les femmes, tu sais celles avec des seins, un utérus et un vagin". Pourtant la réalité humaine est beaucoup plus diverse.
Certaines femmes cisgenres naissent sans utérus, notamment dans le cadre du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser. D'autres ont dû subir une hystérectomie et n'ont plus d'utérus. Certaines ont perdu leurs seins à la suite d'un cancer. D'autres n'ont jamais développé de poitrine importante. Certaines femmes naissent avec des variations anatomiques ou chromosomiques rares. Est-ce que cela fait d'elles des hommes ? Bien sûr que non.

Réduire la définition d'une femme à une liste d'organes est donc une approche qui ne fonctionne pas, puisque même des femmes dont personne ne conteste l'identité ne correspondent pas toujours à cette définition.

Concernant les enfants, je crois qu'il y a souvent une confusion entre sexualité et identité de genre. Un enfant de 5 ou 6 ans ne sait évidemment pas quelle sera sa sexualité future. Il ne sait pas encore s'il sera hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel. En revanche, il peut déjà ressentir un décalage entre ce qu'il est intérieurement et ce que les autres attendent de lui parce qu'il est né garçon ou fille.

Le documentaire Petite Fille de Sébastien Lifshitz montre très bien cela. On y voit une enfant qui souffre parce qu'on lui refuse le droit d'être perçue comme elle se ressent. Le problème n'est pas qu'elle connaisse à cet âge les notions médicales liées à la transidentité. Le problème est qu'elle ressent déjà une profonde discordance entre son identité et les attentes sociales qui lui sont imposées.

Lorsqu'un enfant entend constamment : « tu es un garçon donc tu dois t'habiller comme ceci », « tu dois jouer à cela », « tu dois te comporter comme cela », alors qu'il ne se reconnaît pas dans ce rôle, cette souffrance peut apparaître très tôt. Ce n'est pas une question de sexualité. C'est une question d'identité.

D'ailleurs, de nombreuses personnes trans adultes racontent avoir ressenti ce décalage dès l'enfance. La différence est qu'elles ont souvent passé des années, parfois des décennies, à essayer de se conformer aux attentes de leur entourage avant de comprendre ce qu'elles vivaient. Beaucoup ont attendu vingt ans, trente ans ou davantage avant d'entamer une transition, souvent après une longue période de souffrance psychologique.

Tu écris aussi que chacun vit sa vie comme il veut mais pas aux frais de la communauté. Pourtant notre système de santé ne fonctionne pas sur une logique morale qui consisterait à déterminer quelles souffrances seraient légitimes et lesquelles ne le seraient pas.

La collectivité prend déjà en charge des interventions destinées à améliorer la santé physique ou psychologique des personnes : reconstruction mammaire après un cancer, réduction mammaire lorsqu'elle provoque des douleurs, augmentations mammaires en cas d'hypoplasie, correction d'oreilles décollées lorsqu'elles entraînent une souffrance importante, rhinoplastie pour corriger un problème fonctionnel, chirurgie après une perte de poids massive, chirurgie des paupières lorsqu'elles gênent la vision, et bien d'autres situations.

Personne n'accuse ces patients de vivre aux frais de la communauté. On considère simplement qu'ils ont un besoin médical reconnu. Pour les personnes trans, certaines prises en charge répondent à la même logique : réduire une souffrance documentée et améliorer la qualité de vie.

Et puisque tu évoques l'argent public, la collectivité finance aussi les congés paternité. Pourtant un père n'a ni porté l'enfant ni accouché. Nous acceptons cela parce que nous considérons que c'est bénéfique pour les familles et pour la société. La solidarité ne consiste pas à ne financer que ce qui nous concerne personnellement.

Enfin, concernant le sport féminin, les données scientifiques actuelles sont beaucoup plus nuancées que ce que l'on entend souvent. Beaucoup de personnes imaginent qu'une femme trans conserverait automatiquement un avantage physique décisif sur toutes les femmes cisgenres. Or ce n'est pas ce que montrent les recherches.

Après plusieurs années de traitement hormonal, les femmes trans perdent une part importante de leur masse musculaire, de leur force, de leur taux d'hémoglobine et de plusieurs paramètres physiques liés à la testostérone. Certaines différences peuvent subsister selon les individus, mais il est faux de prétendre qu'une femme trans conserve intégralement les capacités physiques d'un homme.

Des études publiées dans le British Journal of Sports Medicine ont même observé que les femmes trans présentaient des performances inférieures à celles des femmes cisgenres sur certains critères comme le saut vertical ou la puissance des jambes. Les résultats étaient plus favorables concernant la force de préhension de la main, mais certainement pas au point de permettre d'affirmer qu'une femme trans serait systématiquement avantagée dans tous les sports.

Je ne te demande pas d'être d'accord avec moi sur tout. Je pense simplement que lorsqu'on parle de personnes réelles, il est important de partir des faits et des connaissances médicales plutôt que d'idées reçues ou d'exemples médiatiques mal compris.

Et finalement, tu as toi-même écrit qu'il fallait examiner les situations au cas par cas sans généralisation. C'est précisément ce que j'essaie de faire ici.

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