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Le passé éclaire toujours le présent
Auteur : Gilloumdr  
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Date :    13-02-2026 23:08:07


Et dire que Sartre et son âme damnée beauvoir ont couru en urss visiter les villages Potenkine en préférant toujours avoir tort avec Sartre que raison avec Monsieur raymond Aron :

« Le 13 février 1974, Alexandre Soljenitsyne fut expulsé de l’URSS et contraint à l’exil. Cette mesure brutale, décidée au plus haut niveau de l’État soviétique, constitua l’aboutissement d’un long affrontement entre un écrivain et un régime en vérité fondé sur la dissimulation et la terreur. Un tel châtiment fut la conséquence directe de la publication en Occident de L’Archipel du Goulag, son œuvre maîtresse, qui dénonçait sans concession les mécanismes d’un système concentrationnaire de masse voulu et entretenu par un État communiste prétendant apporter le bonheur aux peuples mais organisant en réalité leur exploitation et leur asservissement.

« L’empire des camps »

Soljenitsyne, ancien officier de l’Armée rouge, avait été arrêté en 1945 pour avoir osé critiquer Staline dans une lettre adressée à un ami. Considéré comme un contre-révolutionnaire au nom du terrible article 58 du code pénal soviétique, il fut condamné par le NKVD à plusieurs années de détention dans les camps du Goulag. Ce dernier fut fondé en juillet 1934 lors d’une réforme du Guépéou, la police d’Etat. L’ensemble des centres pénitentiaires fut intégré alors dans une administration unique chargée de gérer aussi bien les criminels de droit commun que les supposés ennemis de l’État. Selon Le Livre noir du communisme de Stéphane Courtois, cet « empire des camps » comptait déjà, au 1er janvier 1935, près de 965.000 détenus. Le nombre de condamnés ne cessa ensuite de croître. Rien qu’en 1937, au cœur de la Grande Terreur, près de 700.000 personnes furent arrêtées et envoyées dans les camps. En 1941, environ 1.930.000 prisonniers se trouvaient enfermés dans le système du Goulag, contraints de participer aux grands chantiers industriels et miniers de l’Union soviétique au prix de conditions de vie bien souvent inhumaines.

Néanmoins, la rotation des détenus restait importante, car près de 25 % d’entre eux étaient libérés chaque année. Tous n’étaient pas condamnés pour des raisons strictement politiques. En effet, beaucoup furent poursuivis pour des délits vagues tels que la « dilapidation de la propriété socialiste », la « spéculation » ou encore le « non-accomplissement du nombre minimum de journées de travails ». Les historiens estiment ainsi qu’environ 7 millions de personnes connurent le Goulag entre 1934 et 1941. Ceux qui en sortaient avaient compris ce qu’il en coûtait de s’opposer à la volonté du régime totalitaire de Staline et rentraient bien souvent dans le rang. À son apogée, en 1953, « cet immense univers concentrationnaire comptait 2 750 000 détenus auxquels s’ajoutaient encore 2 750 000 colons spéciaux dépendant d’une autre direction du Goulag ». Après la mort de Staline, responsable de la mort près de 20 millions d’êtres, l’URSS desserra partiellement son étau sur les prisonniers. Soljenitsyne retrouva ainsi la liberté, sans jamais néanmoins se défaire du traumatisme des camps.

Notre écrivain fut ainsi profondément marqué par son expérience dans les camps soviétiques. De son malheur, et de celui tant d’autres, naquit, en 1962, Une journée d’Ivan Denissovitch. Ce court roman fut une véritable révolution en URSS, car il fut le premier ouvrage parlant ouvertement de l’univers du Goulag. Nikita Khrouchtchev, engagé dans la dénonciation partielle du stalinisme, protégea alors Soljenitsyne et autorisa la publication de l’ouvrage afin de montrer sa rupture avec les crimes du passé. Cependant, cette situation fut de courte durée. En effet, après la chute de Khrouchtchev en 1964, l’écrivain fut progressivement marginalisé, étroitement surveillé par le KGB et empêché de publier. Sa notoriété internationale, renforcée par l’attribution du prix Nobel de littérature en 1970, contribua néanmoins à le protéger.

Soljenitsyne refusa pourtant le silence. Convaincu que la vérité historique devait dépasser la censure, il entreprit la rédaction clandestine de l’œuvre de sa vie. Cet ouvrage n’allait pas être alors un simple roman ou le support de son témoignage personnel. Il allait reposer sur le fruit de recherches minutieuses, de son expérience mais également sur des centaines de récits de survivants. Dans les pages de son livre, il décrit les arrestations arbitraires, les interrogatoires, la violence des camps, la faim, le travail forcé, la déshumanisation systématique et l’organisation d’un appareil répressif au service de l’Etat. Soljenitsyne veut ainsi démontrer que le Goulag n’est pas une dérive accidentelle du régime soviétique, mais bien l’un de ses piliers fondamentaux. Pour éviter la saisie du manuscrit, il fit parvenir clandestinement son texte en Occident, plus précisément à Paris où L’Archipel du Goulag est publié en décembre 1973.

Le prix de la vérité

À l’annonce de cette publication, les dirigeants soviétiques sont furieux et ordonnent à la presse d’accuser Soljenitsyne de trahison, de mensonge et de propagande antisoviétique. Le 12 février 1974, il est arrêté, déchu de sa nationalité et, dès le lendemain, le 13 février expulsé vers la RFA. En parallèle, l’URSS engage alors une vaste campagne de dénigrement destinée à discréditer l’auteur auprès de l’opinion internationale. Ainsi, en France, le PCF, fidèle serviteur de Moscou, condamne ouvertement le livre et cherche à en minimiser la portée, présentant l’ouvrage comme excessif et partial. Les communistes allèrent même jusqu’à avancer de prétendues relations avec des pronazis afin de le faire passer pour un fasciste, une reductio ad Hitlerum, encore utilisée ad nauseam par une partie de la gauche actuelle pour décrédibiliser ses opposants.

Cependant, il était trop tard. La chape de plomb qui recouvrait les crimes du régime soviétique commençait irréversiblement à se fissurer. La parution de L’Archipel du Goulag contraignit une partie de l’Occident à regarder en face une réalité longtemps niée ou relativisée : le système soviétique ne reposait pas sur une dérive de l’idéal communiste, mais bien sur une politique de répression de masse. Cette victoire, Soljenitsyne la paya par l'exil. Devenu apatride, il s’installa d’abord en Suisse, puis aux États-Unis, où il poursuivit son œuvre et son combat. Partout où il fut accueilli, il ne cessa de rappeler que le totalitarisme soviétique ne pouvait être dissocié des crimes qu’il avait engendrés. Il ne put regagner sa patrie qu’en 1994, après l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui encore, l’œuvre de Soljenitsyne demeure l’un des piliers essentiels de la vérité historique sur les crimes du communisme soviétique ».
Auteur : Gilloumdr  
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Date :    13-02-2026 23:10:17


Le passé devrait éclairer les ravages que pourrait faire certains obsessionnels à l’extrême gauche
Auteur : Gilloumdr  
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Date :    26-02-2026 16:36:21



de nos jours, c'est l'ultra gauche qui tue mais elle a de l'entrainement avec les 120 millions de victimes du bolchèvisme international

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