" Enfin, dans quel calendrier faut-il le faire ? C'est la troisième question. L'essentiel est de respecter le calendrier que nous fixons à nos partenaires. Nous ne prenons pas ces décisions pour faire plaisir à la Commission européenne ou à nos partenaires européens, mais parce que nous sommes tous membres d'une même zone monétaire. Notre intérêt est que celle-ci soit puissante et solide. !"
Voilà qui est dit par le ministre de l'économie dès 2022 pour répondre à ses contradicteurs de la Commission des finances au Sénat! La politique du pays est déterminée par la politique monétaire de la BCE indépendante de tout...parti (pris) politique de droite comme de gauche ! On ne saurait mieux cacher les tenants et les aboutissants d'un dogme néolibéral ! L'essentiel est de préserver la politique monétaire favorable aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux actionnaires; les services publics, les fonctionnaires comme les salariés du privé n'ont plus qu'à bien se tenir et à supporter les contraintes des politiques budgétaires et des réformes structurelles !
Baliverne ! Si vous ne croyez pas celle-ci, le ministre peut vous en raconter une autre !
Comment diable peut-il «renforcer la souveraineté financière et nationale du pays» quand le pays ne dispose d'aucune politique monétaire indépendante ?! Les États membres de l'UE n'ont aucunement le droit d'influencer la politique néolibérale, et souveraine (!) de la BCE ! Dont une trop grande part de la création monétaire gonfle en bulles sur les marchés plutôt que d'alimenter les investissements productifs !
Ce serait possible si l'Euro n'était qu'une monnaie commune réservée aux transactions entre États membres et non pas unique, la seule imposée comme ayant cours dans chaque État pour régler les transactions entre nationaux, notamment entre les salariés et leurs employeurs, entre les fonctionnaires et l'État etc...