« Autres villes

         
Le site des sorties entre amis et rencontres amicales dans ta ville.
Nos Bons Plans »
Vacances inter OVS »
Grâce à ton aide, le site restera sympathique comme tu l'aimes !

Quel problème veux-tu soumettre à la communauté ?

Photo



Descriptif du profil


Humeur
(Heureuse année 2018)




Clique pour agrandir

Heureuse année 2018
Couleur de personnalité

Mon humeur du moment en vidéo :)
Date d'inscription
30 Septembre 2013

Dernière reconnexion
16 Janvier 2018 - 07h54

Membre certifié  par
 Blueror

Ses sorties favorites
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fiabilité
0 20 0 0
  100%
Infos perso
Classements
Prénom : Christine
Sexe : Femme
Situation : En couple, sans enfant
Date de naissance : 21 Juin 1956 (61 ans)
Localisation : Villeneuve d´Ascq et env.

Les + populaires !n°21 (-3)
Ils ont plein d'idées ;)n°24 (-1)
Y a pas plus ouverts !n°297 (+5)
Eux= toujours partantsn°414 (+1)
Son petit mot

MARSEILLE

 

ma ville coup de coeur 

 

 

Mon ange, cher amour, je t’en prie, prends ma main
Car je ne sais plus trop ce que sera demain !
A Paris, tout est fou ; la mitraille éclabousse
Le pavé maculé d’horribles giclées rousses
Et le ciel retentit de grands cris de douleur.
Serre-moi contre toi : ce monde me fait peur.

Notre joie d’y bien vivre est sans doute indécente,
Et notre douce entente est peut-être offensante
Pour qui ne voit en tout qu’un mal perpétuel.
Le pays tout entier, soudain sombre et cruel,
Vient d’être corrompu par le doute et la crainte,
Et des fous enragés y ont gravé l’empreinte

De leur fureur aveugle en y semant l’effroi.
Serre-moi dans tes bras, mon coeur, rassure-moi…

Mais tu m’as convaincue : ne nous laissons pas faire !
Allons nous balader, vaquons à nos affaires ;
Vivons avec fureur, malgré ces forcenés
Qui salissent la France. Il n’est pas encor né,
Celui qui nous dira quelle voie l’on doit suivre !
Et nous allons montrer comme il est doux de vivre

A ces dingues obtus en nous aimant très fort.
Il y a ce matin foule sur le Vieux Port
Où des gens comme nous ont décidé de rire.
Nous allons tous chanter, et nous irons inscrire
Sur le ciel marseillais ce grand mot : Liberté.
Nul ne saurait briser notre immense fierté…

 

Le train est immobile et la campagne file :
Vois le Rhône qui court en roulant à trois cent,
Et ces murs de cyprès, ces troupeaux languissants
Soudain tous transformés en étonnants missiles…

Mais nous ne sentons rien ! Le monstre ferroviaire
Est si respectueux qu’il sait nous ménager !
S’il galope en cinglé pour tenir son horaire,
Il fait tout pour gâter ses très chers passagers

Cocoonés à l’envi, lovés jusqu’aux oreilles
Dans de profonds coussins, un bonbon dans le bec.
Sublime régression ! On lit ou l’on sommeille,
Ballottés quelquefois par des à-coups bien secs

A travers la garrigue et toute la Provence.
Le train fonce tout droit, et comme le mistral
Vole du Nord au Sud en traversant la France…
Cher Midi retrouvé, Midi phénoménal

A la lumière unique enfin récupérée !
Quelques années passées à vivre sans soleil,
Puis cette mutation tellement espérée
Pour enfin regagner notre très cher Marseille

Qui nous a tant manqué… Le ciel est si limpide
Qu’il frôle l’infini.C’en est fini du Nord !
L’idée d’aller là-haut était vraiment stupide,
Ce fut une ineptie dont nous souffrons encor !

Vite, vite, le train : tout d’abord la campagne,
La gare TGV, un assez long trajet
Pour rejoindre à jamais le pays de Cocagne,
Cette ville où pour nous tout semble converger…

Marseille est endormi sous la lune d’argent
Qui l’inonde en douceur de sa pâle lumière.
Certaines rues où luisent de gris lampadaires
Recèlent des coins noirs à l’air peu engageant,

Surtout dans les quartiers du centre de la ville ;
Mais l’on peut y bader comme partout ailleurs,
Nul besoin de gardien ni de quelque veilleur :
Marseille y dort en paix et tout y est tranquille.

L’Amie des Marseillais* déploie sur le ciel clair
Criblé de feux-follets sa haute silhouette ;
Et se détache aussi sur les nuées violettes
L’Enfant bien éveillé, tel un bébé de chair

Toujours aussi fringant dans les bras de sa mère
Malgré l’heure avancée… Il est plus de minuit,
Et l’ombre fait sortir les êtres de la nuit,
Spectres enténébrés, du fond de leur repaire.

La ville est immobile, on n’entend aucun bruit
Si ce n’est par moments des chats pelés qui feulent
Au fond d’un dépotoir, qui crient et qui s’engueulent
Pour défendre leur fief. La mer balance et bruit ;

Les rayons de la lune épandus sur la baie
Illuminent de feu les flots couleur d’étain
Oscillant lourdement comme un sombre satin ;
Leur lueur irradie la Méditerranée.

*Notre-Dame de la Garde

Ah que j’aime la musique

De Marseille qui s’éveille :

Peu à peu elle s’excite,

Dès que sort le soleil !

Toutes les promesses épiques,

Après une nuit de veille,

Que l’été lui incite

Sont pour moi pure merveille !

Sortant d’un nord pudique

En baillant aux corneilles,

Soudain mon cœur palpite,

Face à ce nid d’abeilles !

Et le ballet comique

Des balayeuses réveille

Ma mine bien déconfite

Dans les rues de Marseille.

 

 

 

 

 

De l’or dans le bleu du ciel…

 

Marseille, la grande, vibre à tes pieds.
Pour leurs hommes partis en mer ou à la guerre,
Mères, femmes et fiancées, devant toi :
Oh ! Belle dame ! Viennent pieusement se prosterner.
Amoureux d’un jour où amants de toujours,
Ivres de promesses, ont dans leurs yeux la rassurante
Flamme qu’ils offrent à ton autel, et en retour
Demandent ton aide à genoux.
Que l’on soit croyant ou pas, tu es en silence celle
Que l’on implore ; belle dame vêtue d’or et d’amour,
Tu nous gardes,
En la nuit peu rassurante où rôdent les loups.
 Dans sa lumière, dors tranquille… Marseille !

 

 

    Pour :
  • Lui envoyer un message privé
  • Voir la liste de ses futures sorties
  • Savoir si tu l'as déjà croisé lors d'une sortie

  • Connecte-toi !
Pros : créez & placez votre publicité ici »

« Voir les autres

Viens discuter sur le forum


0.049s